Qu’en tous lieux où l’on s’aime …

Qu’en tous lieux où l’on s’aime,
Feuillets, un vent vous sème!
Sans trêve et sans retour,
Allez! et que dans l’ombre
Des retraites sans nombre
Où l’on rêve d’amour,
Mélancolique, un jour,
La Femme vous recueille,
Comme une fleur des bois
Qu’un vent d’octobre effeuille
Et fait rouler parfois
Humide et parfumée
Sous les pas de l’aimée.

Albert FERLAND